Au quotidien, Mes déboires, Vie torontoise

ÇA Y EST, JE SUIS UNE GRANDE !

Crédits : Mon Projet Érable
Crédits : Mon Projet Érable

Et si on faisait un premier bilan ?

J’ai officiellement 27 ans et j’ai officiellement quitté la France le 22 Juin pour mon aventure canadienne. Ca va faire donc un peu plus de 2 mois que je suis ici et énormément de choses se sont passées ! Mais quoi exactement ?

Le premier mois vous le savez, je l’ai essentiellement passé en famille à voyager et l’ai raconté dans un précédent article. Les choses sérieuses ont donc débuté à Toronto le 20 Juillet. J’ai très vite trouvé mes marques ici (même si je fais encore des découvertes bien entendu) et je vais vous dire comment.

Bien s’entourer

Éviter l’isolement est la chose essentielle à faire lorsque l’on arrive fraichement dans un nouveau pays qui nous est inconnu. Ayant une personnalité plutôt réservée et timide, rester seule pour moi n’est pas un problème mais ça ne m’empêche pas de ressentir la solitude. Pour éviter cela, j’ai fait connaissance en France déjà de personnes ayant le même projet qui était de partir en 2016 à Toronto.

Grâce au site PVTistes.net (la bible pour ceux qui veulent partir en PVT, que se soit au Canada ou ailleurs), j’ai pris contact avec quelques personnes, nous nous sommes rencontrés sur Paris et ça a très vite matché ! Aujourd’hui on se retrouve tous à Toronto et on organise pas mal de sorties ou encore des apéro maison. Alors je vous entends déjà, « Oui mais ce sont des français, c’est pas top pour l’immersion ». Une chose à savoir ici est que faire connaissance avec de « vrais » canadiens (j’insiste sur les guillemets car le vrais canadien se fait rare à Toronto) est chose difficile, ils vous laissent difficilement entrer dans leur cercle d’amis.

Grâce au cercle actuel qu’on a pu créer, je ne me sens jamais seule. On rigole, on s’amuse, on s’entraide, on s’épaule. C’est un peu comme une nouvelle famille ! Et c’est probablement une des meilleures choses qui m’est arrivé ici pour le moment.

Premières nécessités 

Par là j’entends principalement trouver un logement, meubler sa chambre, ouvrir un compte, trouver un travail, etc. Très vite j’ai trouvé une chambre en colocation, plutôt bien située. Je l’ai d’ailleurs trouvé grâce au dit cercle d’amis dont je vous parlais plus haut. Nous sommes 3 françaises et 2 canadiens dans la maison et tout roule pour le moment (mise à part 2 ou 3 vols dans le frigo… mais ça reste gérable). Il faut savoir que le logement à Toronto coûte cher, plus cher qu’à Montréal mais moins qu’à Vancouver. La colocation est donc très répandue ici et n’a pas d’âge. 

Ma chambre (vide, j’ai du la meubler) me coute $640/mois (environ 440€) tout compris (Internet, électricité, eau, clim, chauffage, etc.). Pour l’ameublement, j’ai fait simple. Je pensais que le matelas gonflable Queen size me servirait que pour les premières semaines mais je vais finalement le garder plus longtemps car très confortable ! J’ai acheté une petite commode en occaz’ ainsi qu’un miroir. J’avais déjà une penderie et un bureau dans la chambre. Donc j’ai ce qu’il me faut !

Ensuite, bien installée, avec mon compte en banque que j’ai très rapidement ouvert quand j’étais déjà à Montréal (histoire de gagner du temps), il me fallait prendre un metro pass (peau des fesses ici), faire des courses, etc. Bref, trouver mes repères et ça a payé rapidement car maintenant j’arrive plutôt bien à me situer en ville ! A savoir que mon logement est à 20 minutes en transport environ du centre-ville ce qui est très utile surtout l’hiver.

Et le travail ?

Oui oui, c’est l’été, il faut profiter des nombreuses voir centaines de festivals, sorties, concerts & cie qu’offre la ville (je ferais un article spécial à l’occasion sur l’été ici à Toronto). Cela dit, il faut garder le cap et vite trouver un boulot !

La première chose que j’ai faite c’est bien entendu mettre à jour mon CV en anglais (version canadienne/US) mais aussi mon profil LinkedIn. Mon objectif premier était de trouver dans ma branche (le marketing digital) mais aussi de trouver un petit boulot ne serait-ce qu’à temps partiel histoire de gagner un peu d’argent de poche et de ne pas vivre sur mes économies uniquement.

J’ai vite décroché un job d’enquêtrice téléphonique. Le procédé de base, on te fait lire un script pour que des gens répondent à des enquêtes pour des opérateurs téléphoniques ou autre. Bon, honnêtement, au début j’ai pris sur moi je me suis dit « Allez, ce n’est qu’un job alimentaire puis de toute manière tu peux gérer ton planning comme tu veux c’est cool ». J’ai vite déchanté car au bout de 2 jours j’en pouvais plus. La tâche en soit n’est pas difficile mais les conditions le sont un peu plus. Tous dans un cubicle (vous savez, comme dans les films, un bureau fermé quoi), lire absolument à la lettre le script comme un robot pendant que les appels s’enchainent et se manger des vents ou des voicemails la plus part du temps. J’ai tenu 2 jours et j’ai laissé tomber.

D’autres choses sont arrivées par la suite… et des choses bien ! J’ai été contacté par une agence de recrutement via LinkedIn (et oui, ça sert vraiment à trouver du travail !) pour un post exactement dans ma branche et ce pour une grosse boîte ici (la version canadienne du groupe Carrefour si on veut).

En une semaine à peine, j’ai passé 2 entretiens chez Loblaw Digital, l’entité e-commerce/digital du groupe de distribution Loblaw et j’ai été embauchée ! Une énorme opportunité pour moi et ma carrière. Certes, le post en soit est plutôt similaire à ce que j’ai fait en France mais ils sont en plein changement/développement donc je pense pouvoir saisir ma chance et grandir chez eux. Pour le moment ce n’est qu’un contrat de 6 mois mais celui-ci est renouvelable ou peut se transformer en « CDI » (je mets des guillemets parce qu’ici ça n’existe pas les CDI comme on l’entend, étant donner la flexibilité du marché du travail canadien).

C’est l’opportunité idéale pour moi et je suis prête à la saisir. L’environnement de travail est ce dont je rêvais (dynamique, jeune, cool mais très focus sur ses objectifs) pour mettre un pied dans le marché du travail canadien. Je commence dans 2 jours et je suis excitée comme une enfant à sa rentrée en maternelle !

27 ans, ça fait quoi ?

Ça fait du bien ! En peu de temps ici j’ai énormément appris sur la culture canadienne bien entendu, sur comment les gens se comportaient, etc. Mais j’ai surtout appris sur moi-même. J’ai plus gagné en confiance en moi en 2 mois qu’en 2 ans je pense, honnêtement.

Je vois la vie autrement et les choses autrement. Cette expérience me permet d’être ouverte d’esprit mais aussi de m’ouvrir aux autres, chose que j’ai toujours eu du mal à faire de part ma personnalité. Rien est acquis dans la vie mais quand on veut, on peut ! Je profite un max de cette belle opportunité que m’offre la vie, celle de vivre une aventure dans un pays étranger aussi accueillant qu’est le Canada. Je me rends aussi compte que je suis capable de plus de choses que je ne pensais mais je me suis aussi découvert une réelle et forte attache envers mes proches en France. 

Dorénavant, fini la moi qui se prenait la tête avec des pensées négatives alors que ce n’était pas nécessaire. J’arrive à prendre du recul, à m’adapter à de nouvelles situations et surtout à vivre au jour le jour. Donc quoi qu’il arrive ici, je suis gagnante. 🙂  (on appelle ça l’optimisme askip). 

One Comment

  1. Ahh super article et je suis bien contente que tu ai trouvé un poste, c’est ma plus grande peur lorsqu’il s’agit de partir vivre à l’étranger. J’aime beaucoup ton blog continue comme ça tu a une lectrice assidue ❤️.

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